Ils sont bien nombreux à ne pas comprendre cette passion qui l'anime. Cette force en elle lorsqu'elle les voit. L'envie de crier, les tremblements, les pleurs, la joie...Ils ne savent pas tout ce que représente cela.
Mais pourquoi? Un simple regard sur lui et la passion de toute une vie se répand en elle. Écouter, toujours seule, dans le noir. Parce que pleurer au son de sa voix est si bon, il faut faire cela dans le noir. Ces moments nous appartiennent.
Pleurer encore un peu. Elle ne se sent plus vivre, ne sait plus qui elle est. Se laisser porter, emporter, être unie à ces corps inconnus car au fond ils sont tous animés par cette même passion. Elle a du mal à respirer, suit le rythme pour ensuite s'exploser les poumons, s'arracher les cordes vocales, se brûler les yeux... Suffoquer, hurler, pleurer...Elle veut vivre cet instant à l'infini ...
Répèter ces mots, toujours les mêmes : « INDOCHINE, ON VOUS AIME! ».
A l'unissons.
Ils sont notre vie, la suite de notre vie. Ainsi soit-il...